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Dernier Cahier du Cermtri

Cahier du Cermtri N° 189

Ce Cahier sur la révolution portugaise, comme le premier paru en janvier 2025, a été réalisé en collaboration avec des militants portugais, acteurs de cette révolution. Le deuxième Cahier s’ouvre sur le mois d’août 1974, marqué par l’accélération de la révolution. Par deux fois, la mobilisation de la classe ouvrière va à nouveau faire échouer les coups d’État militaires contre-révolutionnaire, en septembre 1974 puis en mars 1975 et va empêcher en juillet 1975 la mise en place d’un régime militaire corporatiste. Chaque victoire renforce la poussée révolutionnaire des masses, accélère la décomposition de l’armée. Les revendications se radicalisent avec la généralisation des occupations de terres, le contrôle ouvrier sur les entreprises. La nationalisation de la plus grande part des moyens de production est imposée, la tentative de mise en place d’un régime militaire corporatiste échoue. Mais les partis dans lesquelles la classe ouvrière se reconnaît, le PC et le PS, refuseront, jusqu’au bout, de rompre la coalition avec la bourgeoisie et son dernier bastion, l’armée, empêchant d’ouvrir la voie à un gouvernement ouvrier et paysan.

À la Une

Sommaire du nouveau Cahier du Cermtri

 

Sommaire du n° 189 

La révolution portugaise, 1974-1976 - Deuxième partie

Présentation

Chapitre 1 : La mobilisation de la classe ouvrière fait échouer les coups d’État contre-révolutionnaires. Déclaration de la 3e Conférence des militants trotskystes portugais (août 1974) - Spinola : Contre « l’anarchie », pour un État fort - Cunhal, dirigeant du Parti communiste portugais, réclame la restriction de la liberté de la presse et du droit de manifestation ! - Appel des travailleurs des chantiers navals de Lisnave aux travailleurs de Lisbonne pour la manifestation du 12 septembre 1974 - Communiqué de la cellule du PCP de Lisnave dénonçant la manifestation - La mobilisation massive et spontanée de la classe ouvrière fait échouer le coup d’État de Spinola, le 28 septembre 1974 - Communiqué des soldats du RAL 1 : « Exécution immédiate de tous les fascistes ! Les soldats sont fils du peuple ! » - Mario Soares, dirigeant du PS : « Il faut ralentir la révolution ! » - La nationalisation des banques privées est
imposée par les travailleurs.


Chapitre 2 : La tentative de mise en place d’un régime militaire. José Luis Mendes : « Les commissions ouvrières sont la voie du socialisme. » - Les dirigeants du Parti communiste portugais déclarent « progressiste » le Mouvement des forces armées et « réactionnaire et conservateur » le Parti socialiste - M. Soares : « Rien ne sera possible sans le respect par tous des règles élémentaires de la démocratie. » - Un officier du MFA : « Le pouvoir, c’est le MFA, les élections ne représentent rien. » - Le texte-guide du MFA : pour un régime corporatiste sous le contrôle de l’armée - Gerry Foley : le texte-guide du MFA est une camisole de force militaire - Les raisons de l’implantation majoritaire du PS dans la classe ouvrière - Manifestation des militants du PS le 15 juillet 1975 : « Respecter la volonté populaire ! Dictature non ! Socialisme oui ! Unis, nous vaincrons ! » - Aires Rodigues : Intervention à l’Assemblée constituant, juillet 1975.


Chapitre 3 : La défense des acquis de la révolution - En avant avec les inter-commissions des soldats et des marins, août 1975 - La lutte dans nos casernes, août 1975 - Le « Document des neuf » (membres du Conseil de la révolution), août 1975) - Entretien avec Aires Rodrigues, député PS à l’Assemblée constituante - Les acquis inscrits dans la Constitution du 2 avril 1976 - Coordination nationale des employés de banque socialistes : pour la convocation d’un congrès syndical, janvier 1976 - Lettre ouverte de 16 syndicats « Pour une centrale syndicale unique, démocratique et indépendante », avril 1976.

Louis Eemans, fondateur du centre d’archives du Cermtri.

« La seule guerre qui vaille la peine d'être menée est la guerre des travailleurs contre les patrons ! »

Manifeste du Premier mai 1940 du SWP
En mai 1940, l'Europe est ravagée par la guerre depuis 8 mois, la France est en passe d'être vaincue, Hitler prépare l'offensive contre la Grande-Bretagne. En 1940 les États-Unis ne sont pas en guerre mais l'administration Roosevelt est en faveur d'une intervention militaire malgré l'hostilité de la majorité de la population. Contre l'union nationale qui s'annonce au nom de la « guerre de la démocratie contre le fascisme », le Socialist Workers Party (SWP), section américaine de la IVe Internationale maintient son orientation d'indépendance de classe. Dans son manifeste du Premier mai 1940, il défend la solidarité internationale des travailleurs « contre tous les patrons "démocratiques" ou fascistes » ; « Cette guerre n'est pas la nôtre », comme va le proclamer, ce même mois de mai, la Conférence extraordinaire de la IVe Internationale qui se tiendra à New-York, où s'est réfugiée la direction internationale. Elle adoptera le Manifeste sur la guerre impérialiste et la révolution prolétarienne mondiale rédigé par Trotsky. Pour accéder au manifeste contre la guerre du SWP, cliquer ci-dessous.